Jean-Philippe Toussaint, lecture
Elsa de Lacerda, violon
Aline Piboule, piano
« À travers une seule image, obsédante, lancinante, celle qui capture l’instant précis où Monet entre dans son atelier, je me suis efforcé de peindre les dernières années de la vie de Monet. C’est dans ce grand atelier de Giverny où il a peint les Nymphéas qu’il se sent à l’abri des menaces du monde extérieur, la guerre qui gronde aux environs de Giverny, la vieillesse qui approche, la vue qui baisse inexorablement. C’est là, dans l’ombre de la mort, qu’il va entamer le dernier face-à-face décisif avec la peinture. C’est là, pendant ces dix années, de 1916 à 1926, que Monet va poursuivre inlassablement l’inachèvement des Nymphéas, qu’il va le polir, qu’il va le parfaire. » Jean-Philippe Toussaint
Le texte poétique de Jean-Philippe Toussaint partage l’émotion avec la musique de Debussy, Fauré et Ravel, au fil des couleurs subtiles de Nymphéas et des questions fondamentales sur le rôle de l’art et le monde qui change. Un moment privilégié pour entendre le texte lu par l’auteur, accompagné par deux fines musiciennes : Elsa de Lacerda, violon et Aline Piboule, piano.
Programme :
Eugène Ysaÿe (1858–1931)
Rêve d’enfant, op. 14 (vers 1895–1900)
Gabriel Fauré (1845–1924)
Sonate pour violon et piano n° 1, op. 13 (1875–1876)
III. Final – Allegro quasi presto
Lili Boulanger (1893–1918)
Nocturne (1911)
Claude Debussy (1862–1918)
Sonate pour violon et piano en sol mineur
I. Allegro vivo
Joseph Jongen (1873–1953)
Aquarelles, op. 59
Légende naïve
Frank Bridge (1879–1941)
Four Short Pieces for Violin and Piano, H. 104 (1912)
I. Meditation
II. Spring Song
III. Lullaby